Fat Lolita, une courte nouvelle du foisonnant Jérôme Attal.
... La suite sur le site de Jérôme Attal.
Le gros blog d'une femme débordante de chair et de (mauvais) esprit. Des mots, des images, de l'art, du cochon - et des courgettes, pourvu qu'elles soient rondes.
L'inactivité et l'excès de nourriture ne sont pas les seuls responsables de l'obésité. Fréquenter des personnes obèses pourrait également conduire à l'obésité, selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.Une personne ayant un ami obèse a 57% plus de risques de devenir obèse lui-même qu'une personne n'ayant pas d'obèses dans son entourage, selon cette étude publiée par le New England Journal of Medicine (NEJM).
Pour arriver à leurs conclusions, James Fowler de l'Université Harvard et Nicholas Christakis de l'Université de Californie à San Diego ont étudié un réseau de 12.067 amis et parents entre 1971 et 2003, vérifiant leur poids durant ces 32 ans.
Ils ont découvert que la prise de poids chez une personne entraînait une prise de poids chez un proche.
Les chercheurs jugent "plausible" qu'il existe des "zones du cerveau correspondant à l'action de manger qui soient stimulées si cette action est observée chez d'autres".
Si un frère ou une soeur devient obèse, le risque pour l'autre frère ou soeur de devenir obèse augmente de 40%. Dans un couple, si l'un des deux partenaires devient obèse, le mari ou la femme a 37% plus de risques de devenir obèse à son tour. Dans les couples homosexuels, le risque est encore plus élevé, ont noté les chercheurs.
Mais les chercheurs ont également remarqué qu'une personne qui mange sainement et fait de l'exercice a de la même manière un effet d'entraînement sur son entourage.
Le NEJM rappelle que plus d'un tiers de la population américaine est en surpoids et que 60 millions d'Américains adultes sont obèses.
David Gouny fait des siennes en vidéo maintenant : je viens de le découvrir par hasard en allant faire mon petit tour régulier sur son site. Pour suivre les aventures de Wonderfatwoman et Big Beautiful Wonder Woman à Paris, hop, on clique :)).
Roxane Robin a autoproduit une chanson entraînante, tube en puissance tant elle trotte dans la tête une fois qu'on l'a écoutée, La Grosse Fille, dont elle parle en ces termes : "Cette chanson est dédiée a toutes les filles, elle ne fait pas l'apologie de la grosseur ou de la maigreur, juste une chanson qui dit que lorsqu'on est une fille ce n'est pas facile, tout simplement".
Toutes mes oeuvres sont le résultat d'un processus de création intuitif, que cela soit sur le plan de leur sujet ou sur celui du mode de leur réalisation.
C'est toujours après coup que je suis en mesure d'identifier mon mode opératoire et ses sources : en l'occurrence, une attirance pour l'art primitif, pour les représentations de Vénus, pour les compositions bâties à partir de poupées et de jouets usagés ou de poupées Barbie. Ainsi, c'est d'abord l'oeuvre qui s'impose - spontanément ou par hasard - et l'idée, le sujet, apparaît dans son sillage, parfois immédiatement et parfois bien plus tard.
Je tiens à mettre l'accent sur cet état de fait car les poupées Barbie se sont imposées à moi par hasard. Si ce personnage est apparu dans toutes mes compositions de jouets précédentes, je ne lui avais jusqu'à présent toutefois pas accordé davantage d'importance qu'aux autres jouets débiles et grotesques que j'ai utilisés. Pourtant, tandis que deux de mes centres d'intérêt se rejoignaient - à savoir le recours à l'art primitif et l'emploi de jouets contemporains dans mes oeuvres -, j'ai réalisé que je faisais appel à deux idoles, à deux images radicalement différentes de la femme, l'une étant Vénus, au service de la fertilité, et l'autre, Barbie, au service de l'infertilité !
Ma scupture Fat Barbie est le résultat, la première forme finie, de la rencontre de ces deux idoles.
Je cherche à représenter la poupée Barbie dans certaines situations, en recourant à des symboles simples. Les oeuvres qui sont nées de ce concept peuvent, au premier abord, sembler scabreuses, voire prêter à sourire, mais j'ai l'espoir qu'elles interpellent.
Un nouveau jeu, dont la sortie est prévue en ligne pour le début de l'automne 2007, est actuellement en préparation aux Etats-Unis : Fatworld. Ce jeu, à vocation didactique, est présenté de la manière suivante (en anglais) sur le site de la société Persuasive Games, spécialisée dans l'advergaming et chargée de son développement :Fatworld est un jeu de politique nutritionnelle qui explore les relations entre l'obésité, la nutrition et les facteurs socio-économiques dans le contexte des Etats-Unis d'aujourd'hui.Et la présentation, lapidaire, sur le site du projet Electric Shadows :
Le principe du jeu consiste à créer un monde, à concevoir un personnage et à vivre une vie en accéléré dans ce monde. Dans Fatworld, vous pourrez élaborer des menus et des recettes, décider ce qu'il convient de manger et ce qu'il vaut mieux éviter, faire de l'exercice (ou ne pas en faire) et tenir un restaurant dans lequel les autres habitants de la ville pourront venir manger.
En choisissant les habitudes de votre personnage en matière de diététique et d'exercice, vous subirez les contraintes liées à vos comportements alimentaires et à votre budget tout en expérimentant leur influence sur la santé globale de votre personnage. Germe de blé et soja ? Ou bien poulet pané frit à chaque repas ? Quel est votre budget nourriture et quel en est l'impact sur votre santé ?
En tant qu'habitant de Fatworld, vous pourrez choisir votre poids et votre état de santé de départ, notamment certaines prédispositions concernant des affections telles que le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou les allergies alimentaires. Vous pourrez concevoir votre menu quotidien à partir de centaines d'ingrédients et de recettes fournis avec le jeu, ou bien en y intégrant les vôtres, que vous pourrez partager en ligne avec vos amis. Vous pourrez aussi faire de l'exercice, simplement en marchant, ou en pratiquant une multitude de mini-jeux d'exercice physique. Vous pourrez en outre tenter d'influencer les politiques publiques en vous rendant au Govern-O-Mat ou, si vous pouvez vous le permettre financièrement, faire un bilan de santé de votre personnage, au Health-O-Mat.
Fatworld, actuellement en cours de développement, sera disponible au début de l'automne 2007. Le jeu est un projet Electric Shadows d'ITVS, commandé par iTVS, PBS et la Corporation for Public Broadcasting (NDT : diverses chaînes de télévision américaines à but non lucratif).
Un jeu vidéo sur la nourriture, l'obésité et la politique nutritionnelle ; grossissez, restez en bonne santé, ou bien mourez — dans FATWORLD, c'est vous qui décidez.Eh oui. C'est nous qui décidons, c'est bien connu ! *soupir* Si tout était simple et arithmétique comme semble l'être ce jeu vidéo, ça ferait longtemps que ça se saurait.
Illustrations de David Gouny ©

Adipeux : gras, ou de nature graisseuse.
Positivité : caractère de ce qui est positif, c'est-à-dire exprimant une acceptation ou une affirmation.
MISSION :
Le Projet Adipositivité a pour objectif de promouvoir l'acceptation des personnes de forte corpulence, non pas en répertoriant les mérites de ces dernières ou en détaillant des exemples de leurs réussites (pour voir ces choses, il nous suffit de regarder autour de nous), mais plutôt en exhibant des physiques gros. De ceux que l'on ne donne normalement pas à voir.
En espérant ainsi élargir les définitions de la beauté physique. Au sens littéral.
Les photographies présentées ici sont des gros plans sur des détails de la silhouette de la femme grosse, sans jamais aucun visage. L'une des raisons de ce parti-pris est d'amener le spectateur à imaginer qu'il est en train de regarder les femmes grosses qu'il croise dans sa propre vie et ainsi, dans l'idéal, lui faire admettre qu'elles possèdent une esthétique séduisante qui, pour le meilleur ou pour le pire, se traduit souvent par des formes d'acceptation plus complètes.
Les femmes qui figurent sur ces images sont des professeurs, des chefs d'entreprise, des mères, des musiciennes, des membres de professions libérales, des artistes de la scène ou de l'image, des employées et des écrivains. Peut-être même sont-elles ces femmes dont vous vous êtes gaussé dans le métro, que vous avez scrutées au marché ou dont vous vous êtes moqué avec vos amis.
Voici à quoi elles ressemblent sans leurs vêtements.
Certaines vous montrent leur corps avec fierté. D'autres avec timidité. D'autres encore avec pas mal de réticence. Mais elles partagent toutes une même détermination : contribuer à faire évoluer les points de vue communément admis concernant l'idéal de beauté, en contrant tant son étroitesse que son manque de diversité.
Mettez adipositivity.com dans vos favoris et revenez souvent car de nouvelles photographies seront ajoutées régulièrement. Aidez à faire passer le message. Le Projet Adipositivité : pour tenter de faire changer les comportements relatifs à la valeur esthétique des femmes rondes, un gros popotin après l'autre.

(*) Le Butterfly Lounge est une boîte de nuit size acceptance située en Californie.
Lipidineuse a une position radicalement différente. Elle se fout de plaire à Monsieur Tout le monde. Elle revendique le droit de vivre au grand jour mais dans une niche culturelle, celle des amateurs de graisse, les fat admirers. Elle assume d'être un freak aux yeux du monde, elle est une déesse chez elle. A travers son blog, elle nous propose de voir des grosses, des vraies grosses, des qui dépassent les 100 kg, pas des qui rentrent plus dans du 38 [...], au travers de regards d'artistes qui les aiment.Mel me prévenant qu'elle espère ne pas trop trahir ma pensée, je me dois de répondre... me sentant à l'étroit dans la "niche culturelle" dans laquelle elle me place. Effusions du corps est un blog plus thématique que personnel, même s'il y a évidemment un peu de moi dedans. Un peu de moi, fragmentaire, le peu de moi qui, de loin en loin (voir la fréquence d'actualisation de ces lieux), s'intéresse à la grossitude, réfléchit quelquefois sur ses problématiques propres et donne à voir ou à lire des contenus culturellement axés graisse. Tout comme toi, Mel, je suis grosse, mais pas que. Je suis freak, mais pas que. Dans ma vie quotidienne, je n'évolue pas et n'ai jamais évolué dans les sphères de la size ou des fat admirers. La plupart des hommes que j'ai connus sexuellement m'ont désirée, non pas à cause ou en dépit de mon poids, mais parce qu'ils me trouvaient séduisante, bandante, belle, pour toutes sortes de raisons selon les circonstances. Auprès des fat admirers en particulier, je ne me suis jamais sentie "déesse", mais simplement objet d'un fantasme bien précis, actrice d'un jeu érotique comme je peux être, par ailleurs, actrice de jeux sado-masochistes, en pleine conscience et parce que j'aime souvent mieux le sexe quand il est bien épicé. Maintenant... la vie n'étant pas faite que d'érotisme, j'ai toujours eu avec mes partenaires au plus ou moins long cours des relations affectives et intellectuelles de qualité, quels que soient les fantasmes vécus ensemble. Autrement dit, les fat admirers ou les sado-maso sont ce qu'ils sont, certes, mais pas que. Le penchant sexuel ne fait pas l'individu, pas plus que le poids affiché sur la balance. Certaines personnes sont excitées à l'idée d'être chosifiées, d'autres non : c'est juste l'éternelle question de la quête du bon partenaire qui se pose, qu'on soit gros ou chétif, qu'on ait des fantasmes considérés comme tordus ou qu'on ait envie de câliner de manière plus classique. Pourtant, est-ce que celui ou celle qui repousse son/sa partenaire parce qu'il/elle a pris quelques kilos ou parce que quelque chose a changé dans son physique (comportement apparemment répandu), n'opère pas une chosification plus insidieuse et plus violente encore ? Notre rapport au corps est partout et sans cesse présent, avec sa cohorte de goûts, mais aussi de hontes et de dégoûts, qui forgent parfois des sexualités hors norme, assumées ou non. Mais ça, c'est une autre histoire.
Pour autant qu'il soit juste, le combat a un petit air de victimisation, de droit à la réparation qui me gonfle un peu à haute dose. On nous ressert toujours que la beauté est une question subjective, qu'en d'autres temps la femme dodue était le canon de sa société. Victimes de la mode, quoi. Moi, je m'en fous un peu, à vrai dire. Je vis ici et maintenant, et je reconnais parfaitement aux autres le droit d'intégrer les normes sociales et esthétiques de leur temps. Les hommes ont le droit de trouver les minces superbes et de me trouver monstrueuse. Ce ne me fait pas plaisir tous les jours, mais c'est comme ça.Je suis totale
ment d'accord sur l'aspect "gonflant" de la victimisation qui, moi aussi, me fait fuir. La suite, sur la subjectivité de la beauté, se discute : on peut être grosse et belle (voir Velvet, ci-contre, objectivement belle il me semble, qui a même suffisamment plu à John Galliano et à Jean-Paul Gaultier pour qu'ils l'enrôlent dans leurs défilés), on peut être mince et moche... Quant aux normes sociales et esthétiques, m'est avis qu'elles sont forgées par les médias omniprésents dans nos vies, à tel point que je les qualifierais même de normes socio-publicitaires. Le jour où les médias se feront le reflet de la diversité du monde, en mettant sur un pied d'égalité tout ce qu'on appelle les minorités visibles (et donc, notamment, les minces et les gros...), sans doute que les initiatives telles que les grosses dames de David Gouny (le Botero trash !) qui fleurissent dans le paysage du street art parisien depuis quelques mois ou, beaucoup plus modestement, ce blog, sembleront nettement moins étranges et dérangeantes.