Reportage en français et interview dans l'émission Tracks sur Arte (mars 2007) :
06 avril 2009
Tricotons en grande taille avec Leslie Hall
Reportage en français et interview dans l'émission Tracks sur Arte (mars 2007) :
26 juillet 2007
Obésité : c'était donc bien une épidémie ?!
L'inactivité et l'excès de nourriture ne sont pas les seuls responsables de l'obésité. Fréquenter des personnes obèses pourrait également conduire à l'obésité, selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.Une personne ayant un ami obèse a 57% plus de risques de devenir obèse lui-même qu'une personne n'ayant pas d'obèses dans son entourage, selon cette étude publiée par le New England Journal of Medicine (NEJM).
Pour arriver à leurs conclusions, James Fowler de l'Université Harvard et Nicholas Christakis de l'Université de Californie à San Diego ont étudié un réseau de 12.067 amis et parents entre 1971 et 2003, vérifiant leur poids durant ces 32 ans.
Ils ont découvert que la prise de poids chez une personne entraînait une prise de poids chez un proche.
Les chercheurs jugent "plausible" qu'il existe des "zones du cerveau correspondant à l'action de manger qui soient stimulées si cette action est observée chez d'autres".
Si un frère ou une soeur devient obèse, le risque pour l'autre frère ou soeur de devenir obèse augmente de 40%. Dans un couple, si l'un des deux partenaires devient obèse, le mari ou la femme a 37% plus de risques de devenir obèse à son tour. Dans les couples homosexuels, le risque est encore plus élevé, ont noté les chercheurs.
Mais les chercheurs ont également remarqué qu'une personne qui mange sainement et fait de l'exercice a de la même manière un effet d'entraînement sur son entourage.
Le NEJM rappelle que plus d'un tiers de la population américaine est en surpoids et que 60 millions d'Américains adultes sont obèses.
Toujours est-il que cette étude montre du doigt des millions de gens, les désignant comme responsables, au moins partiellement, de l'engraissement de leurs congénères. Quid de la société de consommation ? Quid des régimes qui font grossir à long terme ? Nada, apparemment. Cette étude exprime aussi la crainte de la normalisation de la grosseur, en cherchant à la stigmatiser une bonne fois pour toutes, avec des sabots gros comme moi, et le refus du corps gros comme une corpulence admissible au même titre que toutes les corpulences. Le refus des différences, en somme. Espérons donc que cette étude ne fera date que dans le registre de la bêtise des statistiques, et non dans celui de l'image des gros dans la société.
25 juillet 2007
Lucian Freud : la vérité toute nue
John Coplans : l'autoportrait sans concession
John Coplans, tout d'abord, photographe britannique qui a, de 1984 à 1997, dressé son autoportrait d'homme vieillissant et bedonnant, sans concession, restituant ainsi une réalité sans fard mais riche d'humanité et de profondeur... de solitude, aussi ?..
Les aventures de Superfatwoman et Big Beautiful Wonder Woman à Paris
David Gouny fait des siennes en vidéo maintenant : je viens de le découvrir par hasard en allant faire mon petit tour régulier sur son site. Pour suivre les aventures de Wonderfatwoman et Big Beautiful Wonder Woman à Paris, hop, on clique :)).24 juillet 2007
Sarah Jane Szikora : la ronde des contrastes
Elle dit aussi que, si elle prend son travail très au sérieux, elle souhaite avant toute chose susciter de notre part quelques sourires. Pari gagné, non ? :)
Bon nombre d'oeuvres de Sarah Jane Szikora sont à voir aussi ici.
21 juillet 2007
"La Grosse Fille" de Roxane Robin
Roxane Robin a autoproduit une chanson entraînante, tube en puissance tant elle trotte dans la tête une fois qu'on l'a écoutée, La Grosse Fille, dont elle parle en ces termes : "Cette chanson est dédiée a toutes les filles, elle ne fait pas l'apologie de la grosseur ou de la maigreur, juste une chanson qui dit que lorsqu'on est une fille ce n'est pas facile, tout simplement".Pour l'instant écoutable uniquement sur MySpace, La Grosse Fille sera le premier single du futur album de Roxane Robin, si elle parvient à le sortir. En attendant, un clip illustrant le morceau a été réalisé par Nathalie de Médrano, un clip à l'image de la chanson : plein de pêche et d'ondes positives.
Le clip :
Le making-of :
20 juillet 2007
Avant/Après... Quoi ?
J'aime bien ce dessin, trouvé au hasard du net (et dont je ne connais pas l'auteur), car il est criant de vérité : avant la tentative d'amaigrissement, le doute ; pendant la tentative en question, l'horreur et la fatigue de la privation, sans l'amaigrissement escompté sur la durée ; après l'acceptation de soi dans ses rondeurs, l'éclosion d'une nana rayonnante. :)
RifRaf : la générosité des courbes
Vous le croyez ? Moi, oui. Je le vis. :)
BBWW : Big Beautiful Wonder Woman
19 juillet 2007
Olivia Ruiz : la femme chocolat, à croquer sans modération

Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat
Croque moi la peau, s'il-te-plaît
Croque moi les os, s'il le faut
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes tout petits seins
S'insinuent, pointues et dodues
Deux noisettes, crac! Tu les manges
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes lèvres entrouvertes
pousse un framboisier rouge argenté
Pourrais-tu m'embrasser pour me le couper...
Pétris-moi les hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat
Laisse fondre mes hanches Nutella
Le sang qui coule en moi c'est du chocolat chaud...
Un jour je vais m'envoler
A travers le ciel à force de gonfler...
Et je baillerai des éclairs
Une comète plantée entre les dents
Mais sur terre, en attendant
Je me transformerai en la femme chocolat...
Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat...
© Mathias Malzieu
Barbie prend des kilos à la Biennale de Venise
Toutes mes oeuvres sont le résultat d'un processus de création intuitif, que cela soit sur le plan de leur sujet ou sur celui du mode de leur réalisation.
C'est toujours après coup que je suis en mesure d'identifier mon mode opératoire et ses sources : en l'occurrence, une attirance pour l'art primitif, pour les représentations de Vénus, pour les compositions bâties à partir de poupées et de jouets usagés ou de poupées Barbie. Ainsi, c'est d'abord l'oeuvre qui s'impose - spontanément ou par hasard - et l'idée, le sujet, apparaît dans son sillage, parfois immédiatement et parfois bien plus tard.
Je tiens à mettre l'accent sur cet état de fait car les poupées Barbie se sont imposées à moi par hasard. Si ce personnage est apparu dans toutes mes compositions de jouets précédentes, je ne lui avais jusqu'à présent toutefois pas accordé davantage d'importance qu'aux autres jouets débiles et grotesques que j'ai utilisés. Pourtant, tandis que deux de mes centres d'intérêt se rejoignaient - à savoir le recours à l'art primitif et l'emploi de jouets contemporains dans mes oeuvres -, j'ai réalisé que je faisais appel à deux idoles, à deux images radicalement différentes de la femme, l'une étant Vénus, au service de la fertilité, et l'autre, Barbie, au service de l'infertilité !
Ma scupture Fat Barbie est le résultat, la première forme finie, de la rencontre de ces deux idoles.
Je cherche à représenter la poupée Barbie dans certaines situations, en recourant à des symboles simples. Les oeuvres qui sont nées de ce concept peuvent, au premier abord, sembler scabreuses, voire prêter à sourire, mais j'ai l'espoir qu'elles interpellent.
18 juillet 2007
Le blog d'une grosse, en bédé
Cathy, la petite trentaine, raconte depuis le 1er juillet ses aventures de grosse dans un blog bédé talentueux qui ne manque ni d'humour, ni de férocité, ni d'auto-dérision. On attend la suite avec impatience. :)
http://blogdunegrosse.blogspot.com/
17 juillet 2007
Alexei Biryukoff : hypertrophie du mâle
16 juillet 2007
Fatworld : le meilleur des mondes, obèse ?
Un nouveau jeu, dont la sortie est prévue en ligne pour le début de l'automne 2007, est actuellement en préparation aux Etats-Unis : Fatworld. Ce jeu, à vocation didactique, est présenté de la manière suivante (en anglais) sur le site de la société Persuasive Games, spécialisée dans l'advergaming et chargée de son développement :Fatworld est un jeu de politique nutritionnelle qui explore les relations entre l'obésité, la nutrition et les facteurs socio-économiques dans le contexte des Etats-Unis d'aujourd'hui.Et la présentation, lapidaire, sur le site du projet Electric Shadows :
Le principe du jeu consiste à créer un monde, à concevoir un personnage et à vivre une vie en accéléré dans ce monde. Dans Fatworld, vous pourrez élaborer des menus et des recettes, décider ce qu'il convient de manger et ce qu'il vaut mieux éviter, faire de l'exercice (ou ne pas en faire) et tenir un restaurant dans lequel les autres habitants de la ville pourront venir manger.
En choisissant les habitudes de votre personnage en matière de diététique et d'exercice, vous subirez les contraintes liées à vos comportements alimentaires et à votre budget tout en expérimentant leur influence sur la santé globale de votre personnage. Germe de blé et soja ? Ou bien poulet pané frit à chaque repas ? Quel est votre budget nourriture et quel en est l'impact sur votre santé ?
En tant qu'habitant de Fatworld, vous pourrez choisir votre poids et votre état de santé de départ, notamment certaines prédispositions concernant des affections telles que le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou les allergies alimentaires. Vous pourrez concevoir votre menu quotidien à partir de centaines d'ingrédients et de recettes fournis avec le jeu, ou bien en y intégrant les vôtres, que vous pourrez partager en ligne avec vos amis. Vous pourrez aussi faire de l'exercice, simplement en marchant, ou en pratiquant une multitude de mini-jeux d'exercice physique. Vous pourrez en outre tenter d'influencer les politiques publiques en vous rendant au Govern-O-Mat ou, si vous pouvez vous le permettre financièrement, faire un bilan de santé de votre personnage, au Health-O-Mat.
Fatworld, actuellement en cours de développement, sera disponible au début de l'automne 2007. Le jeu est un projet Electric Shadows d'ITVS, commandé par iTVS, PBS et la Corporation for Public Broadcasting (NDT : diverses chaînes de télévision américaines à but non lucratif).
Un jeu vidéo sur la nourriture, l'obésité et la politique nutritionnelle ; grossissez, restez en bonne santé, ou bien mourez — dans FATWORLD, c'est vous qui décidez.Eh oui. C'est nous qui décidons, c'est bien connu ! *soupir* Si tout était simple et arithmétique comme semble l'être ce jeu vidéo, ça ferait longtemps que ça se saurait.
Le but du jeu, commandé par des chaînes de télévision non commerciales, est évidemment de faire en sorte que les jeunes Américains apprennent à mieux se nourrir et à bouger davantage. Mais je crains fort que la méthode soit des plus maladroites. C'est aussi à être toujours dans le contrôle de la bouffe que l'on devient gros. Il y a en outre ceux qui, aux Etats-Unis en tout cas, de plus en plus nombreux, peut-être par ras-le-bol des messages sanitaires alarmistes et simplistes, décident de prendre le contre-pied et de grossir sciemment (les gainers) : de ce point de vue, Fatworld n'est-il pas à double tranchant ? Avec ce jeu, enfin, on pourrait croire que l'on fait ce que l'on veut de son corps, que l'on peut le façonner durablement selon des recettes simples : je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer ! :)
Pour moi, ce jeu semble avoir des relents de Meilleur des mondes. Et ça fait froid dans le dos.
14 juillet 2007
La Branleuse magnifique
Illustrations de David Gouny ©Je suis née clitoridienne, ascendant anale, et c’est avec le majeur de ma main droite que, journellement, j’écris mon horoscope en cercles concentriques méticuleux et précis sur mon moignon phallique d’onaniste femelle, triturant mes tétons bandés gorgés de sang, passant sur mes lèvres le bout de ma langue dardée, yeux fermés sur la cérébrale projection privée des divines tortures qui, invariablement, me propulsent au septième ciel des dépravés solitaires.

Rituel immuable en tout lieu où l’incoercible envie me prend, comme une dague en plein cœur de ces chairs aqueuses et mouvantes qui me trouent l’entrecuisse. Rituel quand je m’allonge à même le sol ou sur un lit, cul nu, jambes écartées, genoux pliés, nichons à l’air. Rituel quand je fais glisser mes fesses jusqu’au bord du siège, que je vire ma culotte, l’abandonnant inerte comme un large bracelet de chiffon autour de l’une de mes chevilles, et que je libère mes seins des tissus qui les cachent ou les emprisonnent. Rituel quand, ressentant une puissante fringale de décharge orgasmique, je m’assois sur les chiottes d’un lieu public ou privé, que je fais jaillir mes seins hors de leur soutien-gorge, et que je descends mon slip jusqu’en bas des pieds, le laissant là comme une entrave qui me cisaille symboliquement les malléoles tandis que je me triangule le bas du corps en m’écartelant.

Sauf quand il faut ruser. Là où il n’est pas de mise de pratiquer l’exhibition en public non consentant alors que l’irrépressible envie de se branler est là, pourtant, viscéralement plantée. Quand il me faut ruser, manœuvrer, biaiser en oblique pour avoir l’air de ne pas y toucher. Alors, assise dans le métro, le bus, une salle de conférence au milieu ou face à un auditoire, je croise les jambes en ciseaux et fais osciller mon bassin dans un imperceptible mouvement de va-et-vient qui permet aux lèvres humides de mon sourire vertical de devenir les suceuses autophages de mon clitoris dilaté. Qui remarque mon manège pense peut-être que j’ai une furieuse envie de pisser – fantasmatique télépathie qui n’est pas pour me déplaire. Puisqu’elle me permet de m’imaginer, jupe relevée, accroupie sur une table au-dessus d’une bassine en aluminium, face à celui qui a perçu le discret balancement de mon fessier, lâchant bruyamment mes urines dans le récipient métallique, sous son regard narquois et inquisiteur. Et de percevoir en mon ventre, dans le roulis de ma berceuse génitale, quelques ondes orga-sismiques, quand j’imagine qu’il m’ordonne de me placer à quatre pattes devant la cuvette pour y laper ma pisse toute chaude et odorante et qu’il me maintient là en empoignant mes cheveux, tandis qu’une bite anonyme me pilonne l’orifice rectal avec une vigueur telle que mon visage se cogne parfois au fond du récipient et que je bois la tasse en suffoquant.
Je suis née branleuse, clitoridienne, ascendant anale, sur le zodiaque parallèle des affolés du sexe. Mes partenaires transitoires ne me servent qu’à fomenter de nouvelles images pour le cinéma permanent de mes séances onanistes solitaires. Vampire goulue de la semence, je dévore leurs spermes comme autant d’élixirs de jouvence qui alimentent – perfusion vitale – mon infinie concupiscence. Les transitoires peuvent tout exiger de moi hormis mon assentiment à leurs caresses. Je veux des brutes implacables et non de fades cunnilingues. Mes seins réclament la torture et non l’effleurement. Mes trous, pour apaiser leur douloureuse tension avide, ont besoin de pilons, de bourroirs, de butoirs, de ceux qui préfèrent coulisser dans l’onctuosité de la bouche ou du cul plutôt que dans la triste évidence de la chatte. Ma chair exulte à la schlague et s’étiole au câlin. L’ultime intime caresse, celle qui fait basculer dans l’abandon de la petite mort, je suis la seule à posséder le droit de me la prodiguer, tout en apparente douceur, pour faire de mon corps exténué un océan de spasmes émancipateurs. Et alors, amadouée, passer à autre chose, peut-être, pour quelques heures. Jusqu’à ce qu’un stimulus quelconque, interne ou externe, vienne réveiller l’infernal élément projectionniste que je me suis forgé pour faire de mon cerveau le théâtre permanent de mon anéantissement symbolique et piquant.
Je suis une branleuse compulsive et j’engrange les images vécues, lues, vues, entendues ou nées de mes no man’s land, pour composer l’iconothèque de mes fantasmes d’écorchée. Ainsi, souvent, je me touche en pensant à cet homme sans visage qui m’emmène sans mot dire dans une boîte aux allures d’enfilade de caves voûtées, me déposant au vestiaire comme un vulgaire paletot, glissant un gros billet à la dame, qui me fait passer derrière le rideau des vêtements pendus en rang serré sur leurs cintres, et m’ordonne d’une voix ferme de me déshabiller entièrement. Je m’exécute rapidement et en silence et, quand je suis totalement nue, debout et immobile, elle me toise et me soupèse des yeux et des mains. Elle me tend une combinaison en vinyle noir que j’enfile pour découvrir qu’elle est faite d’une manière telle qu’elle cache la totalité de mon corps, à l’exception de mon visage, mes seins et mon cul. La dame du vestiaire me commande ensuite de me mettre à quatre pattes sur une table basse de type chariot à roulettes et, une fois que je suis en position, commence par me pincer très fort le bout des seins pour, dit-elle, qu’ils bandent bien dur, avant de passer sa main gantée de latex entre mes cuisses sous le vinyle, pour vérifier mon humidité et étaler la mouille abondante jusque dans la raie de mes fesses. Alors elle ouvre une porte donnant sur une salle peuplée d’hommes attablés comme dans un restaurant souterrain. Je comprends que je serai leur mets de choix pour la soirée, tandis qu’elle pousse mon chariot jusqu’au milieu de la pièce, me pare d’un collier de chien auquel est attachée une chaîne métallique dont elle se sert pour me forcer à maintenir la tête relevée, en la reliant, par des jeux de croisement en tension maximale, à des sangles qui m’enserrent les chevilles. Elle disparaît ensuite par là où elle est entrée, fermant derrière elle la porte à double tour.
Alors les hommes se lèvent petit à petit, venant rôder autour de moi, bite en tête et en main, me gratifiant de mots doux à mon oreille, tels que salope, pute, cochonne, sac à foutre ou vide-couilles. Le premier à m’ordonner d’ouvrir la bouche, chienne, est aussi le premier à s’y engouffrer pour la baiser sans ménagement, me faisant éructer en venant me marteler la glotte de son gland au goût de foutre montant. Grâce à la table basse, mes trous sont à bonne hauteur pour toutes ces bites avides de se soulager. Pendant que je me fais ramoner les muqueuses buccales, je sens des mains anonymes, plus ou moins rugueuses, plus ou moins douces, plus ou moins timides ou implacables, écarter mes fesses et palper mes nichons, tandis que fusent les commentaires sur mon statut de pure fosse à sperme. Les queues défilent dans ma bouche et dans mon cul, et je m’applique à les satisfaire en suffoquant d’épuisement et de satisfaction mêlés, avalant le foutre qui gicle à ma portée et nettoyant de ma langue les bites qui ont malencontreusement été polluées de merde dans mon cul de souillon. Bientôt mon visage est barbouillé de tous ces spermes qui m’ont été giclés à la gueule et, quand les hommes se sont tous vidés et éloignés, m’abandonnant à mon sort d’objet, n’en pouvant plus, je me pisse dessus de plaisir en laissant aller les spasmes grandioses de mon orgasme cosmique.
S’ils pensent vraiment me réformer de ma débauche prétendument autodestructrice en me sanglant bras et jambes au misérable lit de cette sordide chambre d’isolement, les psychiatres de cet hôpital, c’est qu’ils n’ont rien compris au film de mes visions éroticoniriques, puisqu’ils alimentent si aimablement mes fantasmes de glauque et de contention. Et ce ne sont pas non plus leurs piqûres de simili-bromure de l’âme qui m’empêcheront de jouir sans même pouvoir me toucher, moi, la branleuse magnifique, qui fais la nique à leur morale de normopathes, et qui les remercie de m’avoir ainsi involontairement appris la technique de l’orgasme spontané, par la seule force de la pensée.
L'adipositivité en images
Adipeux : gras, ou de nature graisseuse.
Positivité : caractère de ce qui est positif, c'est-à-dire exprimant une acceptation ou une affirmation.
MISSION :
Le Projet Adipositivité a pour objectif de promouvoir l'acceptation des personnes de forte corpulence, non pas en répertoriant les mérites de ces dernières ou en détaillant des exemples de leurs réussites (pour voir ces choses, il nous suffit de regarder autour de nous), mais plutôt en exhibant des physiques gros. De ceux que l'on ne donne normalement pas à voir.
En espérant ainsi élargir les définitions de la beauté physique. Au sens littéral.
Les photographies présentées ici sont des gros plans sur des détails de la silhouette de la femme grosse, sans jamais aucun visage. L'une des raisons de ce parti-pris est d'amener le spectateur à imaginer qu'il est en train de regarder les femmes grosses qu'il croise dans sa propre vie et ainsi, dans l'idéal, lui faire admettre qu'elles possèdent une esthétique séduisante qui, pour le meilleur ou pour le pire, se traduit souvent par des formes d'acceptation plus complètes.
Les femmes qui figurent sur ces images sont des professeurs, des chefs d'entreprise, des mères, des musiciennes, des membres de professions libérales, des artistes de la scène ou de l'image, des employées et des écrivains. Peut-être même sont-elles ces femmes dont vous vous êtes gaussé dans le métro, que vous avez scrutées au marché ou dont vous vous êtes moqué avec vos amis.
Voici à quoi elles ressemblent sans leurs vêtements.
Certaines vous montrent leur corps avec fierté. D'autres avec timidité. D'autres encore avec pas mal de réticence. Mais elles partagent toutes une même détermination : contribuer à faire évoluer les points de vue communément admis concernant l'idéal de beauté, en contrant tant son étroitesse que son manque de diversité.
Mettez adipositivity.com dans vos favoris et revenez souvent car de nouvelles photographies seront ajoutées régulièrement. Aidez à faire passer le message. Le Projet Adipositivité : pour tenter de faire changer les comportements relatifs à la valeur esthétique des femmes rondes, un gros popotin après l'autre.
Mika : Big Girl (You Are Beautiful)

Mika, icône montante de la pop, aime les grosses et il le chante. Un clip pêchu, à consommer sans modération. :)
Les paroles et leur adaptation par votre serviteuse, pour celles et ceux d'entre vous qui seraient fâchés avec l'angliche :
Big girl, you are beautiful - Femme ronde, tu es belle
Walks in to the room - La voici qui entre
Feels like a big balloon - Se sentant comme un gros ballon
I said 'Hey girl you are beautiful' - Je lui dis 'Hey mademoiselle, tu es belle'
Diet coke and a pizza please - Elle commande un coca light et une pizza
Diet coke I’m on my knees - Un coca light, les bras m'en tombent
Screaming 'Big girl you are beautiful' - Haut et fort je lui dis 'Femme ronde, tu es belle'
You take your skinny girl - Tu peux garder ta copine maigrichonne
I feel like I’m gonna die - Moi ça me tue
'Cause a real woman needs - Car les vraies femmes
A real man here's why - Ont besoin d'hommes vrais, voilà pourquoi
You take your girl - Tu peux garder ta copine
And multiply her by four - Et la multiplier par quatre
Now a whole lotta woman - Sachant que plus tu auras de femmes
Needs a whole lot more - Plus tu devras donner
Refrain :
Get yourself to the Butterfly Lounge - Va faire un tour au Butterfly Lounge*
Find yourself a big lady - Trouve-toi une femme ronde
Big boy come on around - Grand gars, amène-toi
And they'll be calling you baby - Là, elles s'occuperont bien de toi
No need to fantasize - Nul besoin de fantasmer
Since I was in my braces - Puisque j'ai mis mes bretelles
A watering hole - Une piscine
With the girls around - Entourée de filles
And curves in all the right places - Avec des courbes bien balancées
Big girls you are beautiful - Femmes rondes, vous êtes belles
Big girls you are beautiful
(*) Le Butterfly Lounge est une boîte de nuit size acceptance située en Californie.
18 juin 2007
Le freak, c'est chic
Lipidineuse a une position radicalement différente. Elle se fout de plaire à Monsieur Tout le monde. Elle revendique le droit de vivre au grand jour mais dans une niche culturelle, celle des amateurs de graisse, les fat admirers. Elle assume d'être un freak aux yeux du monde, elle est une déesse chez elle. A travers son blog, elle nous propose de voir des grosses, des vraies grosses, des qui dépassent les 100 kg, pas des qui rentrent plus dans du 38 [...], au travers de regards d'artistes qui les aiment.Mel me prévenant qu'elle espère ne pas trop trahir ma pensée, je me dois de répondre... me sentant à l'étroit dans la "niche culturelle" dans laquelle elle me place. Effusions du corps est un blog plus thématique que personnel, même s'il y a évidemment un peu de moi dedans. Un peu de moi, fragmentaire, le peu de moi qui, de loin en loin (voir la fréquence d'actualisation de ces lieux), s'intéresse à la grossitude, réfléchit quelquefois sur ses problématiques propres et donne à voir ou à lire des contenus culturellement axés graisse. Tout comme toi, Mel, je suis grosse, mais pas que. Je suis freak, mais pas que. Dans ma vie quotidienne, je n'évolue pas et n'ai jamais évolué dans les sphères de la size ou des fat admirers. La plupart des hommes que j'ai connus sexuellement m'ont désirée, non pas à cause ou en dépit de mon poids, mais parce qu'ils me trouvaient séduisante, bandante, belle, pour toutes sortes de raisons selon les circonstances. Auprès des fat admirers en particulier, je ne me suis jamais sentie "déesse", mais simplement objet d'un fantasme bien précis, actrice d'un jeu érotique comme je peux être, par ailleurs, actrice de jeux sado-masochistes, en pleine conscience et parce que j'aime souvent mieux le sexe quand il est bien épicé. Maintenant... la vie n'étant pas faite que d'érotisme, j'ai toujours eu avec mes partenaires au plus ou moins long cours des relations affectives et intellectuelles de qualité, quels que soient les fantasmes vécus ensemble. Autrement dit, les fat admirers ou les sado-maso sont ce qu'ils sont, certes, mais pas que. Le penchant sexuel ne fait pas l'individu, pas plus que le poids affiché sur la balance. Certaines personnes sont excitées à l'idée d'être chosifiées, d'autres non : c'est juste l'éternelle question de la quête du bon partenaire qui se pose, qu'on soit gros ou chétif, qu'on ait des fantasmes considérés comme tordus ou qu'on ait envie de câliner de manière plus classique. Pourtant, est-ce que celui ou celle qui repousse son/sa partenaire parce qu'il/elle a pris quelques kilos ou parce que quelque chose a changé dans son physique (comportement apparemment répandu), n'opère pas une chosification plus insidieuse et plus violente encore ? Notre rapport au corps est partout et sans cesse présent, avec sa cohorte de goûts, mais aussi de hontes et de dégoûts, qui forgent parfois des sexualités hors norme, assumées ou non. Mais ça, c'est une autre histoire.
"S'assumer". S'accepter comme on est. Je sais bien : c'est une lutte de chaque instant quand on est gros. On a souvent tendance à se dire que la vie sera tellement plus facile quand on aura maigri. Pourtant, souvent, on maigrit et rien ne change : pas moins de solitude à l'horizon, pas plus de prince charmant dans les parages, pas de meilleur boulot à la clé, etc. Si moi, comme d'autres, j'ai décidé, depuis quelques années, de faire avec mon poids, et non plus de passer mon existence à me battre contre lui, c'est parce que j'ai écumé des années de régimes délirants ou raisonnables, perdus et repris des centaines de kilos... J'ai eu envie de centrer ma vie sur d'autres choses que la bouffe, faisant confiance à mon corps : s'il s'enrobe, c'est que j'ai mes raisons, que ma raison tente de dénouer, notamment dans le cabinet du psy. S'il s'enrobe, c'est aussi parce que mes parents et mes grands-parents étaient gros, et que je ne fais pas le poids face à la génétique. S'il s'enrobe encore et toujours, enfin, n'est-ce pas justement parce que, dès l'adolescence, alors même que mes kilos à perdre étaient davantage dans ma tête que sur mes hanches, j'ai pratiqué des régimes draconiens débiles et traversé des périodes d'anorexie qui ont totalement déréglé le fonctionnement de mes cellules graisseuses ? Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, à quarante ans bien sonnés, je fais avec qui je suis et parviens même parfois à me sentir réconciliée avec moi-même. M'autoproclamer freak, c'est tout simplement une manière de faire valoir mon droit à la diversité, à la non-conformité, sans édulcoration plan-plan à sa mémère.
Car j'aime la vie dans sa diversité, avec sa palette de gens de toutes corpulences, de toutes tailles et de toutes couleurs. Evoquant la size acceptance, Mel écrit :
Pour autant qu'il soit juste, le combat a un petit air de victimisation, de droit à la réparation qui me gonfle un peu à haute dose. On nous ressert toujours que la beauté est une question subjective, qu'en d'autres temps la femme dodue était le canon de sa société. Victimes de la mode, quoi. Moi, je m'en fous un peu, à vrai dire. Je vis ici et maintenant, et je reconnais parfaitement aux autres le droit d'intégrer les normes sociales et esthétiques de leur temps. Les hommes ont le droit de trouver les minces superbes et de me trouver monstrueuse. Ce ne me fait pas plaisir tous les jours, mais c'est comme ça.Je suis totale
ment d'accord sur l'aspect "gonflant" de la victimisation qui, moi aussi, me fait fuir. La suite, sur la subjectivité de la beauté, se discute : on peut être grosse et belle (voir Velvet, ci-contre, objectivement belle il me semble, qui a même suffisamment plu à John Galliano et à Jean-Paul Gaultier pour qu'ils l'enrôlent dans leurs défilés), on peut être mince et moche... Quant aux normes sociales et esthétiques, m'est avis qu'elles sont forgées par les médias omniprésents dans nos vies, à tel point que je les qualifierais même de normes socio-publicitaires. Le jour où les médias se feront le reflet de la diversité du monde, en mettant sur un pied d'égalité tout ce qu'on appelle les minorités visibles (et donc, notamment, les minces et les gros...), sans doute que les initiatives telles que les grosses dames de David Gouny (le Botero trash !) qui fleurissent dans le paysage du street art parisien depuis quelques mois ou, beaucoup plus modestement, ce blog, sembleront nettement moins étranges et dérangeantes.Pour finir, il faut arrêter l'auto-dénigrement, hein. Les hommes ont le droit de trouver les minces superbes et de me trouver monstrueuse. Ce ne me fait pas plaisir tous les jours, mais c'est comme ça. Allons bon. Les hommes ? Tous dans le même panier ? Ca existe, ça ?... M'étonnerait. C'est comme ça ? Ben voyons. Le doute et le manque de confiance en soi ne sont pas l'apanage des femmes rondes ou grosses. C'est sans doute l'une des choses les mieux partagées au sein de la gent féminine, cette blessure de l'ego. Des histoires de filles, entretenues par les filles plus que par les hommes, généralement beaucoup plus indulgents. Hey les filles, faites-vous une fleur, posez sur vous-mêmes un regard bienveillant, pour une fois, face à vos miroirs : aimez-vous, bordel !.. en ronde ou en freak, mais sans attendre d'avoir (éventuellement) maigri. :)
17 juin 2007
Miss Platnum aime la bouffe... sans complexes

Et le même titre, entre autres, en concert à Berlin :






















